Le rêve...
Je sais que le destin s'amuse un peu
et nous faisons tous deux partie du jeu.
Le temps, magicien, acteur et poète
nous a encore laissé à la diète.
Il nous fait toujours languir, ce gredin.
mais tu es entrée dans mon doux jardin
il faudra qu'il cesse, sacrée canaille
car nous gagnerons cette bataille.
Je pense à toi dans un silence d'or,
à l'heure tardive où la nature dort.
Les yeux lourds, rivés sur le moniteur,
j'écris quelques vers pour Toi ma douceur.
Puis, bien seul, j'irai tenter de dormir.
Dans mes songes, je me vois te chérir,
toi, pour qui ma poitrine cogne
comme battent les ailes des cigognes
Mon rêve commence au petit matin :
Je quitte mon édredon de satin,
les oiseaux chantent autant que mon c½ur,
mes sentiments s'ouvrent comme les fleurs.
Une nouvelle journée va commencer
la rosée abreuve les bleues pensées,
la brume caresse le paysage,
mes paumes effleurent ton visage.
Le silence fuit dans un bruit de fond
et le soleil étale ses rayons .
Les roses les gobent pour s'épanouir,
qui sait si un jour je pourrais t'en offrir.
Nous passons cette journée ensemble
sur des sentiers, parmi des érables
et papillons virevoltants tout joyeux.
Nos doigts étreints, nous marchons heureux.
C'est l'instant où le ciel se repose.
Les nuages s'habillent de rose,
la mer étale, devient son miroir,
peu à peu, son bleu devient noir,
Je nous vois debouts face à l'océan,
devant l'immensité de ce géant,
admirant sa force sur les rochers
et le soleil se coucher à tes pieds.
Il rougit comme pour te saluer.
J'admire ta silhouette se dessiner
dans le halo de ses couleurs pourpres
tu demeures là, belle à tout rompre.
Puis, l'on se tourne vers les montagnes
lorsqu' enfin l'émotion nous gagne.
Les voir se parer de bleu pour la nuit
nous, amoureux à l'aube de notre vie.
Assommé par la nuit et ses beautés,
je m'allonge maintenant à tes cotés
pour respirer ta peau et t'enlacer fort,
les yeux rivés sur l'étoile du nord.
Nous restons ainsi, l'un contre l'autre
à contempler la magie des cieux.
Alors, plus à rien nous ne penserions
sauf à nous et nous seuls, enfin en union
Soudain jaillit une étoile filante.
Je forme un v½u mais dans l'attente,
je le garde tout au fond de mon c½ur,
le divulguer, point d'espoir de bonheur.
Dans la fraîcheur de la nuit tombée
je reste contre toi, tel un bébé
et je peux, nos regards enfin croisés,
sur tes douces lèvres quérir un baiser.